Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 16:34

Pour diminuer les effets pervers de l'inflation des tarifs médicaux et des dépassements d'honoraires, les réseaux de soins sont une réponse efficace. Les organismes de complémentaire santé sont indispensables, le recours au privé ne signifie pas la fin du service public et en France beaucoup d'entreprises privées assurent des services publics. L'État a favorisé le développement des mutuelles pour assurer une couverture sociale large au plus grand nombre. L'assurance maladie s'est concentrée progressivement sur les risques lourds et les affections de longue durée, les Complémentaires constituent donc une solution indispensable pour que les français aient accès aux soins moins bien remboursés, notamment dentaires, optiques et audioprothèses. La progression des dépassements d'honoraires pèse sur les organismes complémentaires et les dépenses des ménages peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros chaque année.

Pour limiter cette dérive, les organismes complémentaires ont développé des réseaux de soins conventionnés avec des professionnels de santé, un partenariat positif pour les tarifs, les services, la régulation des revenus, la fréquentation et la visibilité des professionnels de santé. Ces réseaux respectent la liberté de tous les acteurs du système de soins et neutralisent les effets parfois pervers de certains lobbies de sauvegarde financière. Les patients peuvent voir le praticien qu'ils souhaitent et souscrire à la mutuelle qu'ils veulent. Les professionnels restent maîtres de leur activité et seuls décisionnaires des traitements et prescriptions.

Le succès des réseaux est réel et très présents dans nos vies, il en existe une dizaine en France qui regroupent plus de 17 000 professionnels de santé et bénéficient à près de 48 millions de Français.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 15:00

La promesse initiale de la Déclaration Sociale Nominative (DSN) est de simplifier les démarches de l’entreprise qui complète trop de déclarations chaque mois pour ses employés (Urssaf, Pôle Emploi, arrêt maladie….) ; de plus la DSN promet 3.7 milliards d’euros d’économies chaque année.

Confrontée à la réalité du terrain, cette DSN (« déesse haine » pour certains), avec intégration des flux des organismes complémentaires santé et prévoyance (phase 3), devient compliquée pour beaucoup d’entrepreneurs et pour plusieurs experts comptables. Le déficit d’informations par l’administration, le temps de calage des organismes complémentaires, les fonctionnalités des logiciels de payes, et le manque de compétences internes dans certaines entreprises rendent l’application de la procédure difficile. Certains font appel à des prestataires extérieurs, une nouvelle prestation à développer, un nouveau business à explorer.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:25

La DSN (Déclaration Sociale Nominative) est initié depuis 2012, le dispositif fait partie du chantier de simplification et permet aux entreprises de remplir une seule base de données, chaque organisme concerné y récupère ses informations. Fin novembre 2016, 950.000 entreprises utilisent la DSN pour 17 millions de salariés, 7 232 cabinets d’experts comptables ont migré vers la DSN. Au 1er janvier 2017, toutes les entreprises devront avoir adopté la mesure. Les deux tiers du recouvrement des cotisations se font par ce biais, soit près de 30 milliards d’euros.

La dernière phase du déploiement de la DSN est déployée depuis septembre 2016 et s’achèvera le 1er janvier 2017 avec sa généralisation à toutes les entreprises privées. Cette phase consiste essentiellement en la substitution par la DSN des déclarations que les entreprises adressaient avant aux différents organismes complémentaires. La DSN regroupe toutes les informations issues du bulletin de paie, le détail des rémunérations versées, les cotisations sociales, le collège du salarié, l'option choisie en termes de couverture complémentaire… Chaque mois, ce flux d’informations unique en sortie des logiciels de paie donne accès à l'ensemble de la réalité de l’entreprise et ponctuellement aux divers évènements qui rythment la vie des salariés : entrées, sorties, promotions ou arrêts de travail.

Pour les organismes complémentaires, la DSN représente un gain de temps important en termes de traitement des données avec des échanges entièrement dématérialisés. Gestion du fichier des adhérents en temps réel, la DSN représente aussi un gain qualitatif, avec une fiabilisation des échanges de part et d'autre, elle permet de constituer une base de données intéressante qui permet de mieux identifier les adhérents couverts par le contrat collectif et de leur proposer des services adaptés.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 18:34

Une hausse de 2,1% sur les dix premiers mois de l’année 2016, une tendance proche de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam).

Les dépenses de soins de ville augmentent de 2,7%, celles des établissements sanitaires de 1,4% et celles des établissements médico-sociaux de 2%. Dans les soins de ville, la progression des dépenses de médicaments est égale à +1,2%,  pour les soins de médecins et dentistes +2,8%, pour les généralistes +1,1%  et pour les spécialistes +3,3%, et pour les soins d’auxiliaires médicaux +4,4%.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:20

Complémentaire santé obligatoire, le bilan de l’ANI (bilani). Chantier social majeur en 2015 : la mise en place de la complémentaire santé obligatoire dans les entreprises. Neuf mois après la date de l’obligation et les mouvements règlementaires, le marché a été secoué mais ses contours sont toujours présents avec une surface un peu plus étendue et des contenus plus resserrés. Les mouvements ont eu lieu essentiellement au niveau des TPE et des branches professionnelles. Les entreprises ont plutôt fait preuve d’attentisme, et ont subi la mise en conformité imposée par les dispositions du contrat responsable. Les petites structures non équipées ont préféré attendre le dernier moment pour mettre en place leur contrat, elles ont même parfois dépassé la date légale de mise en place (20 % des entreprises ne disposaient toujours pas d’un contrat collectif santé en mars 2016).

L’ANI avait placé les branches au cœur du dispositif pour ouvrir les négociations, beaucoup d’accords en matière de santé ont abouti, sur 700 branches, 60 avaient négocié sur un régime santé avant l’ANI de 2013, elles sont 250 aujourd’hui. La plupart des branches ont opté pour des garanties au-delà du panier de soins minimum, elles ont respecté l’obligation légale d’une prise en charge de la cotisation à hauteur de 50 % par l’employeur. Ce sujet du financement a été impactant sur certains contrats avec, par exemple, une cotisation familiale uniforme avec 15% à 20% de participation de l’employeur ; le passage à 50 % a parfois été assorti de garanties plus faibles sur une base obligatoire accompagnée d’options facultatives.

Les entreprises déjà équipées qui n’avaient pas d’obligations liées à leur Convention Collective ont peu fait évoluer leur contrat en dehors des minimums et maximums introduits par la nouvelle définition des contrats responsables et du panier de soins minimum. Ces éléments ont encadré le marché et ont impacté en priorité les entreprises qui avaient des garanties très basses ou très hautes. L’ANI a favorisé l’émergence des surcomplémentaires, les salariés ont bénéficié des avantages tarifaires des contrats collectifs mais ont dû composer avec des garanties moins adaptées aux attentes individuelles. Beaucoup de français sont prêts à souscrire une surcomplémentaire pour améliorer le niveau de remboursement et de bénéficier de nouveaux services.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:00

Les assureurs n’ont pas vraiment été consultés pour la généralisation de la complémentaire santé, ceci dit, l'éclatement de la profession en une multitude d'organisations ne l'aide pas à se faire entendre, et il existe un clivage profond entre la puissance publique et les assureurs privés (l'Etat prend en charge 76% des frais de santé, les ménages 10%, les assurances privées 14% en moyenne).

Au regard du périmètre global de la protection sociale, la généralisation de la complémentaire santé ne constituait peut-être pas la plus grande urgence. 96% des français bénéficient d'une complémentaire santé alors que moins de 20% d'entre eux sont correctement couverts en prévoyance (invalidité, incapacité, décès, dépendance). Pour réduire les inégalités face aux risques, le chantier prioritaire était donc peut-être du côté de la prévoyance, mais c'est un projet politiquement moins porteur.

L’ANI santé pourrait préparer l'ANI prévoyance, mais la plupart des assureurs n'y croient pas, même si le texte de l'accord prévoit l'ouverture de négociations sur ce sujet. Les entreprises ont déjà été éprouvées par les dernières évolutions juridiques (ANI, contrats responsables, DSN...). Il faut probablement s'attendre encore à de profonds changements dans le domaine de la protection sociale, avec des ajustements paramétriques. De nouveaux challenges dans le monde de l’assurance pour demain…

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 12:25

Après plusieurs hésitations et controverses, l’intérêt de la mise en place des réseaux de soins est partagé par les intervenants du marché. Pour être efficace une plate-forme ne peut fonctionner qu'avec un minimum 4 ou 5 millions de bénéficiaires, il devient donc peu pertinent de créer sa propre structure aujourd’hui et mieux vaut se raccrocher à un réseau existant.

Dans ce contexte, le réseau Kalivia créé par Harmonie Mutuelle et MalakoffMédéric compte près de 10 millions de bénéficiaires en 2015 avec l'arrivée des adhérents des mutuelles Adrea, Apréva, Eovi, et de la Mutuelle des salariés de la Société générale (+Klésia qui s’interroge). Les autres acteurs du marché de la complémentaire santé sont parties prenantes dans les réseaux, Itelis pour Humanis ou Axa, Sévéane pour Groupama Gan mutuelle Mieux Etre et Pro BTP,Carte Blanche fondé par Henner ou Santéclair pour les autres…

Les entreprises ont bien perçu l’avantage de ces réseaux pour la maitrise budgétaire en encadrant les dépenses sur le poste inflationniste de l’optique, la plupart des appels d’offre comportent cette notion dans leur cahier des charges ; certains employeurs souhaitent aussi offrir un large choix aux salariés et privilégieront les réseaux étendus. La culture des réseaux se diffuse également au sein des branches et les négociateurs se préoccupent de l'existence d'une plate-forme dans leurs consultations en vue de réduire le reste à charge des assurés.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 16:20

Les acteurs de l’assurance (assureurs, mutuelles, institutions de prévoyance, courtiers) et ceux de la banque envahissent presque tous le marché de l’ANI, le marché est devenu très concurrentiel.

L’entrée en vigueur de la généralisation de la complémentaire santé pousse les acteurs assureurs à l’ingéniosité sur une offre très encadrée au niveau règlementaire (catégories objectives, contrat responsable, panier de soins, etc.). Les nouvelles offres se multiplient, la concurrence va s’accroitre avec ses tentations de « dumping » pour acquérir des parts de marché dans un contexte temporel unique sur le secteur. Le danger réside alors dans la pérennité future des contrats et dans la qualité des services aux assurés.

Au cœur de ce mini séisme ou les offres cadrées seront similaires, la différenciation des organismes se fera au niveau des services, de l’innovation marketing et digitale ; et dans la capacité d’industrialiser des processus de développement tout en adaptant le langage des offres à la cible.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:13
Cher handicap.

Le marché des dispositifs médicaux représente 13 milliards d'euros dont 43% remboursés par l'Assurance Maladie (lentilles de contact, défibrillateurs, audioprothèses…) ; le reste à charge pour les assurés reste important, en moyenne 99 € après remboursement de l'Assurance-maladie et 26 € après celui de la complémentaire santé ; si 59% des personnes n'ont rien à débourser grâce à leur mutuelle, 1% doit payer au moins 308 euros.

Les disparités sont particulièrement criantes pour les audioprothèses, le reste à charge s'élève en moyenne à 1 351 € après remboursement par l'Assurance-maladie et à 939 € après intervention de la mutuelle. Certains modèles sont vendus à des prix radicalement différents selon les lieux de vente, avec un écart qui avoisine 940 €.

Les utilisateurs de fauteuil roulant ne sont pas mieux logés. Plus le patient a besoin d'options techniques pour faire face à son handicap, moins il est remboursé par l'Assurance-maladie. Ainsi, la moyenne du reste à charge s'élève, après prise en compte des divers financements disponibles, à 1 850 € pour un fauteuil électrique.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 12:01
Mutuelles de village

Une ancienne pratique datant d’avant le salariat et semblant « moyen ageuse » refait surface dans un contexte de pauvreté et de restrictions budgétaires. Avec la crise, la Sécurité sociale rembourse de moins en moins de soins et cela fait augmenter le coût des mutuelles. L’organisation de mutuelles selon un canevas géographique date de 1853. A cette époque, Napoléon III réorganise les mutuelles par unité territoriale, sous la direction de notables locaux, pour casser des structures devenues des repères de militants ouvriers. Entre 1930 et 1970, l’essor du salariat provoque l’effondrement de ce type de mutuelles communales. Les mutuelles professionnelles sont alors davantage adaptées à l’organisation de la société.


Une commune de 4.600 habitants a mis en place une «mutuelle de village», avec un comité de pilotage, un questionnaire de diagnostic destiné aux administrés, une campagne de communication, la négociation avec les mutuelles... à l’issue d’une concertation citoyenne d’un an, les résultats sont là : 293 adhérents avec un prix quel que soit l’âge. La réapparition récente de ces mutuelles structurées géographiquement est liée à la grande pauvreté, qui touche 8 millions de Français, et aux évolutions actuelles du marché du travail. L’atout de la mutuelle communale au-delà du prix, c’est la proximité et l’humanité d’une présence locale réelle.

Selon certains dirigeants mutualistes, le tarif unique intergénérationnel ne serait pas viable économiquement sur le long terme. Il faut au minimum trois tranches d’âges pour distinguer les enfants et les retraités ; le principe de solidarité et de responsabilisation n’est pas toujours universel et durable. D’autre part, la généralisation de la complémentaire santé chez les salariés va apauvrir le volume de jeunes actifs dans la mutualisation de ces mutuelles de communes. Au regard du poids des mutuelles en France, les adhérents des mutuelles de village représentent une goutte d’eau avec un avenir indéfini aujourd’hui.

Repost 0
Published by mutuelle.groupe - dans Marché
commenter cet article

Présentation

  • : mutuelle.groupe
  • mutuelle.groupe
  • : La protection sociale des salariés est un sujet primordial en gestion des ressources humaines (Mutuelle, Prévoyance, Retraite) ; avec un environnement juridique toujours plus pointu (loi Evin, loi Fillon, Conventions Collectives...) et une réalité financière spécifique (régime fiscal et social des cotisations...).
  • Contact

Profil

  • mutuelle.groupe
  • Contact avec les entreprises (dirigeants, DRH, DAF, comptables, CE...), conseil en protection sociale (mutuelle, prévoyance, retraite)
  • Contact avec les entreprises (dirigeants, DRH, DAF, comptables, CE...), conseil en protection sociale (mutuelle, prévoyance, retraite)

Recherche

Catégories