Rappel du texte :
"Ouvrir l’accès à la portabilité de certains
droits pour garantir
le maintien de l’accès à certains droits liés au contrat travail, en cas de rupture de celui-ci (non consécutive à une faute lourde) ouvrant droit à prise en charge par le régime
d’assurance chômage, un mécanisme de portabilité est, dès à présent mis en place pour éviter une rupture de tout ou partie de leur bénéfice entre le moment où il est mis fin au contrat de
travail du salarié et celui où il reprend un autre emploi et acquiert de nouveaux droits."
L’article 14 de l’Accord National Interprofessionnel crée un mécanisme de
portabilité des garanties prévoyance et santé en faveur des salariés ayant vu leur contrat de travail rompu.
Le but est d’organiser un maintien des couvertures santé et prévoyance à ces ex-salariés.
Un certain nombre d’analyses de spécialistes ou de professionnels du secteur ont déjà circulé sur cette nouvelle obligation à la charge des
employeurs, souscripteurs de contrats collectifs pour leurs salariés. Des interprétations plus ou moins extensives ont été avancées. La prudence oblige toutefois à une analyse
littérale du texte. Par ailleurs, le report d’application au 1er mai avec renégociation par les partenaires sociaux est susceptible de voir modifier cet article.
Les intéressés [les anciens salariés] garderont le bénéfice des garanties des couvertures complémentaires santé et prévoyance appliquées
dans leur ancienne entreprise pendant leur période de chômage et pour une durée maximum égale à 1/3 de la durée de leur droit à indemnisation, sans pouvoir être inférieure à 3
mois.
Le
financement du maintien de ces garanties est assuré conjointement par l’ancien employeur et l’ancien salarié dans
les mêmes proportions qu’antérieurement.
Catégories d'anciens salariés concernés :
|
Type de
contrat
|
Type de
rupture
|
Condition
|
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CDI,
CDD,
Contrat d’apprentissage Contrat
de professionnalisation
|
Licenciement
hors cas de faute
lourde
Rupture conventionnelle
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Droit à
prise en charge par le régime d’assurance
chômage
|
L’employeur a l’obligation de proposer à son ex salarié le maintien des garanties appliquées au personnel
actif. L’employeur devrait faire signer à son ex-salarié une attestation de refus express de maintien afin de ne pas voir ultérieurement engager
sa responsabilité.
NB : Le maintien peut difficilement être obligatoire pour des personnes n’ayant plus de lien de subordination ou contractuel avec leur
employeur.
Exonération de charges sociales
sur les cotisations patronales dans les mêmes conditions que pour un régime obligatoire d’actifs (L 242-1 CS et projet de
circulaire DSS)
Soumission à la CSG et à la CRDS mais aux taux de 6,2%
(contribution considérée comme un revenu de remplacement) et de
0,5%
Non soumission à la taxe spéciale sur les contributions
patronales aux régimes de prévoyance (L 137-1CS)
jean-pierre.vincent@prevadies.fr