Le sujet des dépassements d'honoraires reste hypersensible. Le Figaro économie (7-01) constate que la CNAMTS "pousse à la transparence" des tarifs
médicaux afin que les patients sachent à quoi s'en tenir en arrivant dans un cabinet médical.
Le journal rappelle que "fin juillet, elle rendait publics les tarifs des consultations de chaque médecin libéral sur www.ameli.fr (service
adresses et tarifs) et par téléphone au 3646" avec une fourchette habituelle des tarifs et le prix le plus fréquemment demandé. Puis les actes dentaires ont été mis en ligne.
Le succès a été immédiat, constate le journal, avec 560 000 connexions en quatre mois. A partir du 7 janvier 2009, le service est étendu aux actes
techniques les plus fréquemment réalisés par les médecins libéraux (99), tels que échographies, scanners, chirurgie de la cataracte, endoscopies digestives, IRM… etc, que ce soit
en cabinet de ville ou en établissement de soins privé.
Le Figaro économie cite Michel Chassang, président de la CSMF, qui considère la démarche "légitime, à condition qu'il n'y ait pas d'erreurs. Et que le prix ne devienne pas le seul critère de
choix : les plus chers ne sont pas forcément les meilleurs !".
Le journal ajoute que la direction de l'Assurance maladie promet des améliorations, et notamment, "à terme, de donner le nombre d'actes par praticien ou par établissement, sachant qu'une
fréquence élevée est reconnue comme un gage de qualité". Le Figaro économie relève une "autre limite : si les médecins disposant d'une «clientèle privée à l'hôpital» sont recensés, les tarifs ne
sont indiqués que lorsqu'ils portent sur un nombre significatif d'actes. Ce qui empêchera, de facto, de connaître les tarifs de quelques mandarins vedettes pour qui la clientèle privée représente
une petite part - très lucrative - de leur activité. Souvent ceux qui pratiquent les tarifs les plus exorbitants".