Vendredi 10 juillet 2009

Responsabilité: Cette nouvelle obligation de maintien incombe aux employeurs et n'est pas opposable aux assureurs (contrairement à certaines dispositions de la loi Evin).

Date d'application : Aujourd'hui, en l’absence d’arrêté d’extension et d’élargissement, seules les entreprises adhérentes à l’un des syndicats signataires de l’avenant n°3 du 18 mai 2009(MEDEF, CGPME, UPA) sont concernées par la portabilité des droits. Ne sont pas concernées  les personnes morales comme les collectivités territoriales et hospitalières, ou celles relevant de l’économie sociale, les entreprises agricoles, les professions libérales (en l’absence d’arrêté d’extension et d’élargissement).


Et après...: il faut penser à l'articulation entre la portabilité des droits (version ANI), et l'article 4 de la loi Evin pour le maintien de la couverture aux salariés licenciés. Dans le cadre de la loi Evin, l'ex salarié dispose d'un délai de 6mois pour décider de bénéficier de ce maintien, hors le maintien organisé par l'article 14 de l'ANI peut durer 9 mois ; il convient de définir l'articulation entre les deux principes (aujourd'hui à voir avec l'entreprise et l'organisme assureur). 

Par Jean-Pierre VINCENT
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Samedi 4 juillet 2009

L'article 14 de l'ANI est applicable depuis le 1er juillet 2009, plusieurs entreprises sont encore à la recherche de solutions, et plusieurs questions restent sans réponse précise...

La durée : Cette "portabilité des droits" présente un caractère facultatif pour le salarié concerné, qui dispose d'un délai de 10 jours après la cessation de son contrat de travail pour notifier son éventuel refus (il  reste couvert pendant ces 10 jours). Il peut donc refuser mais consommer des frais médicaux pendant ces 10 jours...
La notion de mois plein peut amener à exclure du dispositif le salarié qui n'effectue pas 1 mois plein, mais 20 jours par exemple ; le principe de précaution pourrait inciter à proposer quand même le dispositif à ce dernier.

Le financement : la mutualisation (la cotisation des actifs sera augmentée pour financer le dispositif en faveur des ex-salariés licenciés...) ; le prélèvement sur solde de tout compte et le paiement global par l'employeur (si l'ex-salarié retrouve un emploi, l'éventuelle rétroactivité peut être compliquée) ; la gestion dissociée (il faut alors communiquer la participation de l'employeur et fournir une autorisation de prélèvement).

Régime social des cotisations : exonération de charges sociales sur les cotisations patronales ; soumission à CSG et CRDS à un taux de 6,2% (contribution considérée comme un revenu de remplacement) et 0,5%.

Date d'application : 1er juillet pour l'ensemble des entreprises adhérentes à l'un des syndicats patronaux signataires (medef, upa, cgpme) ; pour les autres, des discutions et interprétations sont encore en cours : application au 1er mai (ancienne version), au 1er juillet (comme les autres), à la date de l'arrêté d'extension...

Niveau du maintien : le niveau des garanties et la participation de l'employeur doivent être conservés dans les mêmes proportions que pour les actifs ; par contre, le texte ne stipule pas que le montant de la cotisation doit rester identique à celui des actifs...

Ce texte n'a donc pas donné toutes les clefs, beaucoup de débats auront encore lieu avant que toutes les positions ne soient vérouillées.

Par Jean-Pierre VINCENT
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Mercredi 3 juin 2009

Après des reports successifs au 1er mai 2009, puis au 1er juillet 2009, les conditions de la « portabilité des droits » sont modifiées suite à la réunion paritaire du 18 mai 2009 (cfdt, fo, cfe-cgc, cgpme, medef, upa), avec la rédaction de l’avenant N°3. La date d’application reste fixée au 1er juillet 2009.

 

Les entreprises concernées, sont toutes les entreprises relevant du champ de compétence professionnel des trois organisations patronales signataires (medef, cgpme, upa).

 

Les bénéficiaires concernés sont les salariés qui sont en rupture du contrat de travail et qui ont droit à indemnisation auprès du régime d’assurance chômage du fait de cette rupture (licenciement (sauf faute lourde), rupture conventionnelle du CDI, rupture pour motif légitime du CDD, rupture des contrats d’apprentissage et de professionnalisation, rupture de CDD d’un commun accord ou à l’initiative de l’employeur, démission légitimée)

 

Les régimes concernés sont tous les régimes, issus d’un accord professionnel CCN et/ou d’une décision de l’entreprise, que le régime soit obligatoire ou facultatif.

 

Les garanties concernées sont les capitaux et rentes en cas de décès, l’incapacité de travail et l’invalidité (pas le maintien de salaire), les frais de santé, la dépendance.

 

La durée du maintien est égale à la durée du dernier contrat de travail, appréciée en mois entiers, dans la limite de neuf mois.

 

Le droit à renonciation par le salarié, lorsque le contrat de travail prend fin, le salarié n’a pas l’obligation d’accepter ce maintien (une renonciation par écrit est conseillée).

 

Le financement de ces nouvelles obligations est conjoint de l’employeur et de l’ancien salarié, selon les mêmes proportions que pour les actifs, ou par  un système de financement par mutualisation (la cotisation des actifs est majorée pour permettre le maintien gratuit des garanties). Le non-paiement par l’ancien salarié de sa part libère l’ancien employeur de toute obligation.

 

Les droits garantis par le régime de prévoyance au titre de l'incapacité temporaire ne peuvent conduire l'ancien salarié à percevoir des indemnités d'un montant supérieur à celui des allocations chômage qu'il aurait perçu au titre de la même période.

 

L'ancien salarié doit informer son ancien employeur de la cessation du versement des allocations du régime d'assurance chômage lorsque celle-ci intervient au cours de la période de maintien des garanties des couvertures complémentaires santé et prévoyance prévues par l'article 14.

Par Jean-Pierre VINCENT
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Profil

  • : Jean-Pierre VINCENT
  • mutuelle.groupe
  • : Homme
  • : 20/03/1968
  • : Paris IDF région parisienne
  • : santé entreprise roller ressources humaines salarié
  • : Evolution dans la carrière commerciale, contact avec les entreprises (dirigeants, DRH, DAF, comptables, CE...), conseil en protection sociale (mutuelle, prévoyance, retraite)

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